Mastications mentales du début d’automne

Il est à prévoir, une aggravation de la dépression, en début d’automne. Les anticyclones tant désirés passent et repassent dans le vue-mètre mais à aucun moment, il n’y a d’occasion de les coincer pour se faire réchauffer et par la même occasion participer au réchauffement local d’une intimité rêvée… Alors me direz vous, il y a l’air marin qui toujours devant nous appelle et qui peut grâce à sa salinité insidieuse, ronger et peut-être faire se fendre l’ivoire du carcan porté comme une seconde peau depuis si longtemps… Mais ce n’es qu’une sensation passagère… Rien de concret rien qui tient dans la main qui glisse entre les lèvres qui agrippe à mes hanches. Et mes yeux de se fermer pour ne plus souffrir un seul instant sans pouvoir se délecter du spectacle rêvé… entrevu, deviné effleuré…
Le présent s’étiole pour n’être plus que le support d’un délire sans fin. Du soir au matin et du matin au soir, tout n’est que fantasmes absolus, et visions persistantes de ton corps, gout sur les lèvres de ta peau. Goutte dans ton cou vers mon ventre. De mon sexe dans ton sexe et de ma main sur tes fesses. La dépression veille…je suis là tout va bien… reste au creux de moi.deprime solitude fantasme Ne vas pas la ou tu risquerais de te brûler, voire même ressentir autre chose que la ouate climatisée de tes jours.

Oser, enfin oser. Le faire, ou le dire. Mais oser, et vaincre sa peur:

« Je ne connaîtrai pas la peur car la peur tue l’esprit. La peur est la petite mort qui conduit à l’oblitération totale. J’affronterai ma peur. Je lui permettrai de passer sur moi, au travers de moi. Et lorsqu’elle sera passée, je tournerai mon œil intérieur sur son chemin. Et là où elle sera passée, il n’y aura plus rien. Rien que moi. »

Oh chimères…