Femme de loth – Hubert Félix Thiéfaine

femme de loth – YouTube.

J’écoute siffler le vent à 11500 mètresmelancolie
Pendant que ma voisine clignote sur mon vu-mètre
Et j’imagine son cri, ses crimes et ses dentelles
Et j’imagine son cri

Moi qui m’croyais gazé v’là que j’déconne pour elle
Météo-sex-appeal en matant la dérive
Du Sèvres-Babylone correspondance Ninive
Et je change à Sodome, à Gomorrhe j’ouvre un pack
Avant de me tirer de c’putain d’Eden-Park

Ne te retourne pas
Ne te retourne pas

J’ai ma bombe à étrons et j’ai mes droits de l’homme
Et j’ai ma panoplie de pantin déglingué
Et j’ai ces voix débiles qui m’gueulent dans l’hygiaphone
Ne vous retournez pas la facture est salée
Ne te retourne pas, lady, prends tes distances

La terre joue au bingo sa crise d’adolescence
La terre joue au bingo sa crise d’adolescence

Nous sommes les naufragés dans cet avion-taxi
Avec nos yeux perdus vers d’autres galaxies
Nous rêvons d’ascenseurs au bout d’un arc-en-ciel
Où nos cerveaux malades sortiraient du sommeil
Ne te retourne pas

httpvhd://www.youtube.com/watch?v=33Tarj54ub0

Liane imbécile à pétrir

Elle est belle.
Elle est mince, elle ondule quand elle déambule dans les couloirs. Son cul bien dessiné chaloupe et fait trembler ma main à chaque fois que la distance de sécurité intime est franchie, je dois alors retenir ma main de la pétrir. Son ventre plat est un peu froid du coup… mais en remontant plus haut ses deux seins fermes bien proportionnés par rapport à sa morphologie appellent à la caresse… A chaque fois qu’elle enlève son pull pendant un court instant elle se cambre, les seins offert en avant sous le mince tissu idiot qu’elle conserve. Je dois alors mordre et retenir mes deux mains de la pétrir. Ses yeux sont deux perles d’un bleu de bombardier. Quand elle me regarde, j’ai l’impression qu’il suffirait que l’on soit seuls… pour qu’on se pétrisse. Alors je l’imagine comme une liane entre mes bras, si légère que je pourrais la retourner dans tous les sens, de tous ses bords. Et quand on se dit bonjour et que nos joues se touchent, je sens dans ce contact une promesse fantasmée et oui. Parce qu’ en plus d’être belle, bonne, désirable elle est conne bavarde superficielle compliquée de droite pas disponible concentrée sur ses études… Je plains son homme un petit peu. Je l’envie quand même quand il doit retourner la situation, la faire taire et lui interdire d’ouvrir la bouche pour autre chose que gémir de plaisir, recevoir son sexe ou embrasser sauvagement… Ah! beauté froide, plastique irréprochable mais si froide, si dure, non merci, finalement je me console en l’imaginant poupée Barbie écartelée.

Liane imbécile à pétrir de 4 à 4h30

yo-yo

Monter, descendre, monter, descendre

Près, loin, près, loin, près, loin

ne te joue pas de moi chéri
ne te fous pas de moi baby

Je ne suis pas un yo-yo à qui on dit « viens viens viens »
« Il faut qu’on dorme ensemble »,  «j’arrive, garde moi l’eau du bain »
Tu t’emballes, tu te gonfles, tu t’fais mousser
Puis tu t’rétractes comme une bite dans l’eau glacée

Monter, descendre, monter, descendre
Près, loin, près, loin, près, loin

A la pleine lune je me change en panthère,
en walkyrie, en succube de l’enfer
je sors les griffes, le glaive, les dents
et je fais couler le sang

ne te joue pas de moi chéri
ne te fous pas de moi baby

je peux être Carrie ou bien Chucky
méfies toi de ma peine et de ma colère
méfies toi de mes égarements et mes emportements
A la pleine lune je deviens ouragan
Appelle-moi comme tu veux Irène, Katia ou Katrina
Mais surtout méfies toi de moi et d’mes émois

Monter, descendre, monter, descendre
Près, loin, près, loin, près, loin
ne te joue pas de moi chéri
ne te fous pas de moi baby

L’âme immense n’est que neige et pluie (Jacques Izoard) « Arbrealettres »

Un autre enfin se substitue
au sosie lui-même.
Et ce double est nu
sous la glycine et sous la fraîche
odeur d’orange.
Que ne peut-on l’aimer!
Un autre encore appelle
par-delà brouillards et cris:
touche mon bras, mon épaule!
Mais l’âme immense
n’est que neige et pluie.

(Jacques Izoard)

viaL’âme immense n’est que neige et pluie (Jacques Izoard) « Arbrealettres.

passent les comètes

Ignorance, incertitude, vertige immonde de ces mots damnés
Pour rien moins que la survie de ma vieille folie, je repousse avec désespoir
Les simulacres, les doutes profonds, la vérité, le quotidien d’une vie rêvée
Un rêve à tant de niveaux que j’en perd le fil, quel était donc le premier…
Celui si froid des enjeux, des obligations, des responsabilités, des concessions
Celui si doux de la paternité,  projection de soi vers mes plusieurs, qu’on me dit erreur
Celui d’un amour si construit qu’il me perd dans ses couloirs, et se joue de mon désir
Celui des peurs infâmes, honteuses morsures indélébiles qui me ruinent et ne me lâchent
Celui si chaud des corps qui passent, et que je pétris chaque nuit, de celle ci…
Celui d’un cœur si grand qu’il rebondit tout le temps comme une balle molle dans le vent

ame tourmentee

La réalité pour moi commence quand toutes les autres s’arrêtent, c’est à dire jamais.
Et pourtant, passent des comètes, des douches d’une eau chaude et apaisantes, qui me lave de mes eaux troubles, de mes tortures, je les vois passer mais je n’ai ni le courage ni la force de les retenir. Passent les taxi sidéraux… Je déprime grave. Mais c’est la condition à remplir dans mon contrat moral, celui qui me pousse à assumer mon rôle. Tous mes rôles, vis à vis de mes proches… Je m’y accroche comme un homme à la mer s’accroche à un bout de bois. Et puis résonne en moi de plus en plus l’envie de lâcher le bout de bois et me laisser dériver vers l’île de mes rêves ou sommeille encore un peu peut-être le trésor qui m’obsède. M’attendra t’ il? J’ai peur. Tout en sachant que ma peur me tue lentement. Je rajoute un niveau à ce rêve, celui plein d’espoir caressant, de me réveiller un matin dans un endroit inconnu, débarrassé à jamais de mes visites nocturnes, de mes possibles, libre, nu, dans les bras d’un arbre, sur une herbe tendre, sous la pluie, nu. Amnésique, muet, offrant mon corps aux étoiles, devenir Laid et ne plus m’occuper que de ce pour quoi je suis fait. Sauver le monde. Ma schizophrénie s’aggrave… ou bien est-ce ma camisole qui se détache doucement…

Période de chasse

A l’heure où les fauves vont boire,
A l’heure où ils sortent pour chasser
Leurs proies fragiles et graciles
Frêles gazelles, belles demoiselles aux yeux fardés
Belles antilopes, jolies salopes dévergondées
Pleines d’alcool et insouciantes, souriantes,
Confiantes et inconscientes du danger…

V comme…

V comme vie au lance pierre jetée sur l’autre,
V comme vie vie sex ionique fantasmé par des humanoïdes mort vivants,
V comme vie au long et lancinant grincement,
V comme vie bras tolérants levés au ciel se lamentant sur le chaos terrestre…