Du bas de nos corps

Petit à petit je m’ immisce
Entre ta vertu et tes vices
du bas de nos corps on se hisse
La suite sera après dans les coulisses
Nos bouches sur nos peau lisses

A l’heure ou commencent les doux supplices
Enfin se dessine un calice
Qui dégouline entre tes cuisses
Et mon imagination doucement tisse
Des toiles de Matisses
Un peu portées sur tes orifices

Je suis la caméra de nos ébats
Mais je ne filme pas quand je te vois
T’en aller sur un trois mats
Vers tes iles la bas
Ou jamais il ne fait froid

vide, hors durée

Je suis vide,
en moi ne résonne que le vide
Je suis sec,
en mon coeur ça craquelle sec
Je suis las
L’électricité n’est plus là
Je suis mort,
Tombé dans la neige, Matamore
C’est trop con
C’était pourtant assez pour toi gros con
C’est si lourd,
De porter sa connerie comme du velour
C’est la fin,
Que t’attendais, les genoux dans les mains
C’est ça! non?
Que t’as écrit un jour « la mort d’un con »

faut que j’ m’arrache


ça fait des heures que je poirote
sur ce quai d’ gare la gueule en vrac

ça fait des heures que j’attends l’ train
les nerfs à bloc je ronge mon frein

faut que j’ m’arrache
de cette ville fantôme
couper l’ cordon
qui me rattache à ma vie d’ môme

ça fait des heures que j’ broie du noir
les yeux noyés dans cette canette
ça fait des heures que j’essaie d’ voir
mon avenir en me prenant la tête

faut que j’ m’arrache
de cet endroit qui pue la pisse
faut que j’ m’arrache
de ce trou, je sens les prémices

des promesses nauséabondes
la grande kermesse des pantins et leur petit monde !

ça fait des heures que je poirote
ça fait des heures que j’ broie du noir
la gueule en vrac, les nerfs à bloc
je ronge mon frein sur ce quai d’ gare

faut que j’ m’arrache
fini de jouer, fini d’ rêver
les temps sont durs
mais c’est pas une fatalité

y a surement quelque part
un endroit doux, un endroit chaud
où je pourrais renouer le lien
avec l’enfance, ça serait bien !

faut que j’ m’arrache (X fois)