Paul Valery – Corona et Coronilla. Poèmes à Jean Voilier

Ô chaude image qui me tente…
Tais-toi, Cervelle… Et toi, ma main
Ne vas pas, par le bas chemin
Manœuvrer à tromper l’attente…

Ne pense plus… Ne touche point:
Une amante n’est pas un poing
Qui donne la vie avec rage…

Ô comment vaincre cet émoi
Et ne pas déchainer l’orage
Qui grossit et monte de moi?

pensées esperanza-nauséeuses

La ligne entre le rire et les larmes
est si fine si fragile si belle
Je traverse sans regarder sans âme
Et me rince de douceurs virtuelles

Mes rêves s’entrechoquent,
Oh ma guenille le présent n’existe plus
1 pas en avant et 2 baffes en arrière
et je colle à ma face un sourire de métal

Oh comptez sur moi pas de problèmes
Toujours mes épaules emporteront
Toute la joie la chaleur et l’amour même
Autour de moi et collés à vos fronts

Personne pour quelqu’un – Starshooter

dans les os de la tête ça s’entête et ça bout
ça peut bien tuer net puisque ça pousse à bout
des tam-tams tonnent, mes neurones bastonnent
personne pour les calmer, juste mes mains, juste mes pieds

car dans les grands ensembles,
bien plus grands qu’ils ne semblent
à l’heure des réverbères quand les télés s’éclairent
essaie de chercher quelqu’un à qui tout dire
y’a que des chats que des chiens
jamais personne pour quelqu’un !
personne pour quelqu’un

le téléphone ne sonne jamais après 10 heures
par le juda j’espionne les retours d’ascenseur
haaaa.. des films de cul pour mon 4 heures
des filles de rue pour mon ardeur

ici pas de vaudou pour faire sortir la bête
qui m’enserre le cou qui m’enterre la tête
j’essaie de chercher quelqu’un à qui le dire
y’a que des chats que des chiens
jamais personne pour quelqu’un !
personne pour quelqu’un

quelqu’un à regarder, quelqu’un à qui parler
même quelconque, plutôt quelqu’une
même con comme la lune
je me fous des lacunes, je cherche.. quelqu’un !

httpvhd://youtu.be/SCuE16rUSTI