Mahagonny

Mahagonny, mon agonie
Ville de lumières,cruelle chimère
Te quitter: mon vœux le plus cher
Ne pas te fuir me détruit

Mahagonny, mon agonie
Ville de délices et de vices:
Or, gin, jeux et whisky
Et des filles aux cuisses faciles

Mahagonny, mon agonie
Tes fondations sont fragiles
Ville de poussière, faux paradis
Ville-piège du « tout est permis »

Mahagonny, mon agonie
Rien n’est gratuit, tout se paye
En or, en sueur ou de sa vie
La milice y veille

Mahagonny, mon agonie
Enfer sur Terre
J’y trouverai ma mort
Dans le grand incendie
Qui détruira Mahagonny

d’après « Grandeur et Décadence de la ville de Mahagonny » de B. Brecht

crever la bêtise

crever, crever la bête, crever la bêtise
faire taire ce chien galeux de banlieue
cet esclave du bitume qui se prend pour un dieu
moi je suis nomade, je n’ai pas de terre,
pas d’attache, ni père ni mère
je suis folle
mais libre, libre d’être folle
libre comme l’air
mon fouet claque sur sa peau comme mes mots
je marque à vif sa bêtise et ses propos
mon fouet claque comme ses mots dans ma tête
sur sa peau je me venge, je marque la bête
la bêtise doit crever comme l’abcès
je soulage ma douleur dans l’excès

Pornographe

Pornographe

Un sexe d’homme
dur, tendu,
courbé comme une banane
ou droit comme une matraque.
Un sexe d’homme
érigé vers le ciel,
comme un building, comme un gratte-ciel.
Un sexe d’homme,
lance guerrière,
au garde à vous et fière comme un militaire.
Un sexe d’homme,
gonflé par la vie,
chaud bouillant comme un volcan,
comme un geyser plein d’envie.
Un sexe d’homme,
lisse, doux, dans une main caressante.
Un sexe d’homme
nappé de miel :
sucre d’orge dans une bouche gourmande…

… J’écoute la musique du désir sur un vieux pornographe

faut que j’ m’arrache


ça fait des heures que je poirote
sur ce quai d’ gare la gueule en vrac

ça fait des heures que j’attends l’ train
les nerfs à bloc je ronge mon frein

faut que j’ m’arrache
de cette ville fantôme
couper l’ cordon
qui me rattache à ma vie d’ môme

ça fait des heures que j’ broie du noir
les yeux noyés dans cette canette
ça fait des heures que j’essaie d’ voir
mon avenir en me prenant la tête

faut que j’ m’arrache
de cet endroit qui pue la pisse
faut que j’ m’arrache
de ce trou, je sens les prémices

des promesses nauséabondes
la grande kermesse des pantins et leur petit monde !

ça fait des heures que je poirote
ça fait des heures que j’ broie du noir
la gueule en vrac, les nerfs à bloc
je ronge mon frein sur ce quai d’ gare

faut que j’ m’arrache
fini de jouer, fini d’ rêver
les temps sont durs
mais c’est pas une fatalité

y a surement quelque part
un endroit doux, un endroit chaud
où je pourrais renouer le lien
avec l’enfance, ça serait bien !

faut que j’ m’arrache (X fois)

Jack

Jack me regarde immobile, il fixe un point en moi.

Il connait si bien sa cible je suis facile à toucher.

Oui j’avoue, j’avoue que je t’aime toi qui me prend tel que je tombe…

 

Jack me ramasse quand je sombre.

Jack passe en revue mes trous noirs
Quand je suis pire qu’un bâtard
Il me dévisse il me décoince
Il me retourne me couche et me borde

Il est le pourfendeur le libérateur, le dévergondé ah yeah!

Jack me rattrape quand je plonge
Au fond de mes eaux troubles
Il flotte avec moi dans des ondes
Ou des sirènes m’entraînent
Rien ne vient troubler ces moments
Je suis prisonnier de ses bras
J’ai oublié qui j’étais
Avant de n’être plus que son ombre

Il est le pourfendeur le libérateur, le dévergondé ah Yeah!

Jack est heureux et il coule
De sa bouteille à mon verre
Il est lubrique et il m’invite
Au triolisme avec Danielle

Jack, Danielle et moi…

Des groseilles pour tuer le temps

Tu m’envahis imperceptiblement
Tu t’épanouis dans mon cerveau lente/ment
Je te fuis en noyant mon esprit /dans
Le whisky et les volutes d’en/cens
Je t’oublie mais ça ne dure qu’un moment
Tu resurgis toujours immanquablement

Et je mange des groseilles pour tuer le temps
J’aime ces fruits acides et vermeils
Comme les sentiments
Que je cultive et qui réveillent
Mes égarements

Tu m’envahis irrémédiablement
Je fais comme si tout se passait normal’/ment
Mais je dérape et je ruisselle moral’/ment
Tu me harcèles perpétuellement
Tu t’évanouis momentanément
Dans le whisky et les volutes d’encens

Et je mange des groseilles en attendant
Que l’inspiration s’éveille
Comme les tourments
Que je cache et qui sommeillent
En moi à plein temps

Love and Hate – Mano negra

I love your lips And I love your legs
I love your eyes
Baby, you got style
I love your clothes And I love your smile
I love you, I love you, I love you, while
You don’t even look at me
And I go crazy

For all the women that I never had
I sing my song of the love and hate

I hate the boys walking by your side
I hate my dreams they’re not satisfied
I hate me, babe, for being too shy
I hate you, I hate you, I hate you, why
you don’t even look at me
and I go crazy

For all the women that I never had
I sing this song of the love and hate

You neighbor’s sweetheart / You magazine girl
You striptease bird, from the underworld
You sweet-sixteen, you little dame
You late thirties sweet japanese
Ornella muti / si jolie mademoiselle
vous etes ma folie / vous etes si belle

For all the women that I never had
I sing my song of the love and hate
For all the women that I never had
I sing this song

Se que nunca fuiste mia
ni lo has sido ni lo eres
pero de mi corazon
un pedacito tu tienes,
tu tienes, tu tienes, tu tienes, tu tienes
Y con los celos los celos los celos
a mi el corazón me arde (?) me arde (a mi mama me arde)

I love your body
baby you got style / you fly so high
when you’re passing by
it makes me laugh and it makes me cry
it makes me wanna die
when there’s no reason why

For all the women that I never had / I sing my song of the love & hate
for all the women that I never had / I sing my song of the love & hate
For all the women that I never had / I sing my song
For all the women that I never had / I sing my song
Sing my song