clopes sur clopes

J’me lèverais bien pas
J’resterais bien sous les draps
Moi et mes pensées
Et mes rêves prolongés.
J’me lèverais bien pas
J’resterais bien couchée
Juste pour n’ pas affronter
Le concret d’une journée.

Juste ne rien faire et laisser braire
Le monde au dehors
Juste faire l’amour et fumer clopes sur clopes
Et laisser braire le monde au dehors

J’me lèverais bien pas,
En plus il fait moche,
Le soleil n’est pas là
Et y a que’qu’ chose qui cloche
J’me lèverais bien pas,
Cette journée, j’la sens pas.
Mon horoscope l’a dit :
« Demain restez au lit »

Juste ne rien faire et laisser braire
Le monde au dehors
Juste faire l’amour et fumer clopes sur clopes
Et laisser braire le monde au dehors

J’me lèverais bien pas,
Et merde au pôle emploi,
Et merde à Merkosy
Qui me pourrit l’envie
J’me lèverais bien pas
J’resterais bien sous les draps
Moi et mes pensées
Et mes rêves prolongés.

Juste ne rien faire et laisser braire
Le monde au dehors
Juste faire l’amour et fumer clopes sur clopes
Et laisser braire le monde au dehors

Jm son Q

J’aime son cul galbé dans son treillis noir
J’aime son cul serré dans son Levis de zonard
J’aime son cul moulé dans son cuir de motard
J’aime son cul emballé dans son boxer léopard
Mais surtout, j’aime son cul mis à nu

Cet homme là me rend folle
Ses deux belles pommes m’affriolent
Les figues, les bananes et les pommes
D’amour j’en raffole

J’aime son cul entre mes mains
J’aime son cul contre mes seins
J’aime son cul quand il se tend
J’aime son cul entre mes dents
J’aime son cul, bien détendu, quand il dort
J’aime son cul quand je le mords
J’aime son cul en plein effort
Pour me faire jouir contracté à mort

Cet homme là me rend folle
Ses deux belles pommes m’affriolent
Les figues, les bananes et les pommes
D’amour j’en raffole

J’aime son cul bombé
J’aime son cul cambré
J’aime son cul (cu)stomisé
J’aime son cul tatoué
J’aime son cul tanné
J’aime son cul (cul)tivé
J’aime son cul curbitacé

J’aime aussi son Q.I.
Mais je préfère juste son Q
Juste son q q q q q comeone
JM son Q

les p’tits papiers (côté verso)

Faut posséder ses p’tits papiers
Ses p’tits papiers d’identité
Dans ce pays
C’est un délit
D’être sans papier

Il leur faut pouvoir tout contrôler
La nuit, le jour, toujours.
Toujours
Sur soi porter ses p’tits papiers
D’identité

Faut posséder ses p’tits papiers
Permis d’conduire, carte de séjour
Pour travailler dans ce pays
Faut ses papiers

Dans le pays d’la « Liberté »
L’errance n’est pas très appréciée
Faut être en règle pour vivre ici
Faut être fiché

Carte de travail, carte vitale
Carte d’assurance
Pour être en France
Dans ce pays c’est pas normal (moral)
D’être sans papier

Papier rose,(papier)vert ou carte grise
Carte en plastic, carte magnétique
Dans le pays d’l’«Egalité»
Faut des papiers

Carte d’électeur, carte de chômeur,
Carte junior, carte senior,
Carte d’étudiant ou vétéran,
D’handicapé ou d’non voyant

Dans l’pays d’la « Fraternité »
Pas d’pitié pour les sans papiers
Pas d’pitié pour les étrangers
En clandestinité

Faut posséder ses p’tits papiers
Ses p’tits papiers d’identité
Dans ce pays
C’est un délit
D’être sans papier

The snake

The long black snake
Yellow at the head
And red at the back
The long long black snake
Winds slowly in the dark

I am a part of the snake
When I go back home
In the evening night
I am a part of the snake
When I leave my home
In the morning night

From the top of my building
I see 2 long black snakes
They keep on winding
Crossing each other
With indifference

They’re going back
To their nest (lair)
In the evening night
Or leaving the nest
For the whole day
In the morning night

All I want – un refrain ?

All I want,
C’est me jeter à corps perdu et dans un cri de rage
All I want,
Dans le bruit et dans la musique pour ne pas faire naufrage
All I want,
Gouter la frénésie et la tension des ciels d’orage
All I want,
Et ressentir comme un vertige et un frisson

All I want,
C’est t’dire que tout ton corps m’fais méchamment envie
All I want,
J’me fous d’nos différences d’âge et de mode de vie
All I want,
J’me fous des conséquences, j’nous veux nus dans un lit
All I want,
A gouter le vertige de la passion (de la fusion)

All I want,
Faire la nique à nos désaccords et baiser encore plus fort
All I want,
Abandonner toute résistance et me libérer sur ton corps
All I want,
M’oublier dans la jouissance et m’abreuver de ta laitance
All I want,
Et parvenir au vertige dans l’explosion

All I want
Is to fuck you gently
All I want
Is you to lick my pussy
All I want
Is to fuck you deeply
All I want
Is to suck you slowly
All I want
Is to fuck you hardly
All I want
Is to bite (eat) you wildly

Contes défaits

Elle peut bien attendre
La fin d’hiver
Pour se détendre
Et prendre l’air
La Belle au bois dormant
Ne boit plus ses calmants
Elle ne croit plus aux boniments
Des charlatans

Je ne suis pas de celles
Qu’on ensorcelle
Avec de jolis contes de fées
Je ne suis pas une poupée
Que l’on fait rêver
Avec des produits manufacturés

Elle peut bien attendre
La fin d’été
Pour se faire tendre
Et dérider
La poupée Barbie s’est fait poser
De la silicone dans les trous de nez
Son chéri Ken l’a plaquée
Pour une chinoise aux p’tits tétés
La grande blondasse
Gros seins cul flasque (las)
Est juste bonne à s’faire recycler

Je ne suis pas de celles
Qu’on ensorcelle
Avec de jolis contes de fées
Je ne suis pas une poupée
Que l’on fait rêver
Avec des produits manufacturés

Elle peut bien attendre
La fin d’automne
Pour se faire prendre
Et croquer la pomme
Blanche Neige n’est plus une jeune pucelle
Les nains l’ont prise dans les 7 positions
La méchante reine est sa mère maquerelle
Le Kâma-Sûtra est sa religion

Je ne suis pas de celles
Qu’on ensorcelle
Avec de jolis contes plein d’effets
Je ne suis pas une poupée
Que l’on fait rêver
Avec des produits manufacturés

Cigale

Cigale, ma toute belle,
Tout l’été tu fais la crécelle
Les platanes te servent d’ombrelle
Cigale, ma pitchounette,
Juillet arrive, toi tu es prête
Tout le jour tu « ksss » à tue-tête

Cigale, ma belle noiseuse,
Dans cette société de fourmis
Tu es une brebis galeuse
Cigale, petite oiseuse,
Dans cette économie de profit
Tu passes pour une sacrée branleuse

Cigale, ma jolie,
Chanter, danser, c’est pas une vie
Et encore moins la poésie
Cigale, ma chérie,
La seule Gale qui ait réussi
S’appelle France, c’était écrit

Cigale, ma cici,
On ne fait rien avec des si
A part embouteiller Paris

Nus