cuisiner ou l’art du plaisir

Cuisiner pour moi, c’est essayer de faire apparaitre des petites étincelles dans les yeux des convives, faire naître un certain plaisir proche de la volupté, une gourmandise, quelque chose qui nous ramène à l’enfance, mais en gardant bien-sûr notre sensibilité d’adulte. Enfourner une bouchée et fermer les yeux… Pour moi c’est une manière de donner du plaisir aux nanas autrement que physiquement. Surtout quand elles ne sont pas disponibles, tout comme moi… Je leur fais l’amour par la bouche, j’entre dans leur corps sous la forme d’un bon petit plat, sans aucune perversion, juste le plaisir de faire plaisir, c’est unique, privilégié, privé, jouissif, et à l’arrivée personne n’a été abusé, tout le monde a participé de bon cœur en y mettant du corps, en se concentrant en étant attentif à l’éveil de nos sens, nos sensations, l’accord parfait, une bonne baise avec préliminaires, plat de résistance, desserts, pousse café… festivités…plaisir de bouche

Attention toutefois, tout tombe à l’eau si le plat est raté… ou alors il faut savoir recevoir, ce qui n’est peut-être pas mon cas…

alliwant is…

love you, see you nude, kiss you, touch your breast, play rock music, shout in the mike, cook for you, make you scream, make you laugh, make you cum, have good time in your bed, slap your ass, your beautiful ass, fuck you til the end of the world, kiss your sex, pleasure, sweet torture, sing sing a song, travel in my head, thrill on my skin, archipel sensueltouch your skin

 

 

Mastications mentales du début d’automne

Il est à prévoir, une aggravation de la dépression, en début d’automne. Les anticyclones tant désirés passent et repassent dans le vue-mètre mais à aucun moment, il n’y a d’occasion de les coincer pour se faire réchauffer et par la même occasion participer au réchauffement local d’une intimité rêvée… Alors me direz vous, il y a l’air marin qui toujours devant nous appelle et qui peut grâce à sa salinité insidieuse, ronger et peut-être faire se fendre l’ivoire du carcan porté comme une seconde peau depuis si longtemps… Mais ce n’es qu’une sensation passagère… Rien de concret rien qui tient dans la main qui glisse entre les lèvres qui agrippe à mes hanches. Et mes yeux de se fermer pour ne plus souffrir un seul instant sans pouvoir se délecter du spectacle rêvé… entrevu, deviné effleuré…
Le présent s’étiole pour n’être plus que le support d’un délire sans fin. Du soir au matin et du matin au soir, tout n’est que fantasmes absolus, et visions persistantes de ton corps, gout sur les lèvres de ta peau. Goutte dans ton cou vers mon ventre. De mon sexe dans ton sexe et de ma main sur tes fesses. La dépression veille…je suis là tout va bien… reste au creux de moi.deprime solitude fantasme Ne vas pas la ou tu risquerais de te brûler, voire même ressentir autre chose que la ouate climatisée de tes jours.

Oser, enfin oser. Le faire, ou le dire. Mais oser, et vaincre sa peur:

« Je ne connaîtrai pas la peur car la peur tue l’esprit. La peur est la petite mort qui conduit à l’oblitération totale. J’affronterai ma peur. Je lui permettrai de passer sur moi, au travers de moi. Et lorsqu’elle sera passée, je tournerai mon œil intérieur sur son chemin. Et là où elle sera passée, il n’y aura plus rien. Rien que moi. »

Oh chimères…