Laid, fendeur solitaire

Bonjour à tous,

ce billet pour vous dire que je vais retirer les aventures de Laid de ce blog pour pouvoir approfondir le sujet, l’histoire possédant finalement assez de matière, il m’est apparu évident de me jeter sur l’écriture de l’aventure dans une version « complète » qui pourrait aboutir à un format plus physique… ben oui un livre quoi…

bises à tous we keep in touch

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Ether par cher

Le vent me ramène toujours les soirs vaporeux d’éther bon marché, à la semi_visagensation familière maudite et pourtant si collante de ma vérité profonde. Toujours ainsi mes secrets se gardent et se perpétuent de moi à moi dans une horrible et gerbante sarabande infernale. Moi et moi, moi et moi , moi et cette peine cette douleur qui toujours revient les soirs de lune froide, d’alcool abondant et de fleur de peau chimiquement perturbée. Qui pour entrer la dedans ? Qui pour faire le ménage en caressant les cicatrices dans le sens ou ça passe bien… Qui pour écouter magnanime, patient, de l’amour plein les yeux, de la compassion plein les mains, sans rien d’autre que la présence rassurante de quelqu’un pour un soir qui écoute comprend et puis c’est tout, ou plus si affinité. Tourner autour s’en échapper, et puis toujours y revenir, inexorablement à ce sentiment. Ce sentiment d’injustice que rien ne touche sauf quelques chansons quelques mots bien tournés… Un jour ou un soir enfant, j’ai ressenti de plein fouet à jamais une douleur à l’intérieur, un désespoir infini, une solitude éternelle et je ne sais plus pourquoi, quand, en quelle occasion, mais je le sais c’est arrivé, et encore aujourd’hui 40 ans plus tard j’en pleure encore. Je ne sais pas, je ne me souviens plus mais ça fait mal et ça me pourrit la vie sans cesse… Le vent ce soir me caresse de son éther bon marché.

Steganology part 2 – Lettres de Georges Sand

En quelques mot, la stéganographie est l’art de dissimuler un message dans un message. Les techniques sont nombreuses… A vous de trouver le sens caché de cette correspondance!! (il a été prouvé que cette correspondance fut en fait un canular d’un auteur inconnu  de l’époque de nos protagonistes, cela dit c’est joliment tourné…)

Lettre de George Sand à Alfred de Musset.

Cher ami,

Je suis toute émue de vous dire que j’ai
bien compris l’autre jour que vous aviez
toujours une envie folle de me faire
danser. Je garde le souvenir de votre
baiser et je voudrais bien que ce soit
une preuve que je puisse être aimée
par vous. Je suis prête à montrer mon
affection toute désintéressée et sans cal-
cul, et si vous voulez me voir ainsi
vous dévoiler, sans artifice, mon âme
toute nue, daignez me faire visite,
nous causerons et en amis franchement
je vous prouverai que je suis la femme
sincère, capable de vous offrir l’affection
la plus profonde, comme la plus étroite
amitié, en un mot : la meilleure épouse
dont vous puissiez rêver. Puisque votre
âme est libre, pensez que l’abandon où je
vis est bien long, bien dur et souvent bien
insupportable. Mon chagrin est trop
gros. Accourez bien vite et venez me le
faire oublier. À vous je veux me sou-
mettre entièrement.

Votre poupée

Réponse d’Alfred de Musset

Quand je mets à vos pieds un éternel hommage,
Voulez-vous qu’un instant je change de visage ?
Vous avez capturé les sentiments d’un cœur
Que pour vous adorer forma le créateur.
Je vous chéris, amour, et ma plume en délire
Couche sur le papier ce que je n’ose dire.
Avec soin de mes vers lisez les premiers mots,
Vous saurez quel remède apporter à mes maux.

Alfred de Musset

Conclusion de Georges Sand

Cette insigne faveur que votre coeur réclame
Nuit à ma renommée et répugne à mon âme.

George Sand

Joli non?…

 

 

steganology first part

Je traverse à présent une infini detresse et
rêve de machines à ralentir le temps.
de rire mon corps tous tes rouages grincent
te croit tu si fort oh mon fieffé carcan
baiser mon front caresser mon épaule
chaque moment volé en avant me prolonge
nuit solitaire et jours de longue attente
tous les marais recèlent timidement le sel
les raisons de gouter à nouveau à la vie
jours solitaires et nuit de longue attente
tu restes planté là a attendre ce train
es tu si démonté que ne comprend tu pas
mon impossible impasse me tue à petit feu
obsession tu me ronges à la barbe du monde

Mahagonny

Mahagonny, mon agonie
Ville de lumières,cruelle chimère
Te quitter: mon vœux le plus cher
Ne pas te fuir me détruit

Mahagonny, mon agonie
Ville de délices et de vices:
Or, gin, jeux et whisky
Et des filles aux cuisses faciles

Mahagonny, mon agonie
Tes fondations sont fragiles
Ville de poussière, faux paradis
Ville-piège du « tout est permis »

Mahagonny, mon agonie
Rien n’est gratuit, tout se paye
En or, en sueur ou de sa vie
La milice y veille

Mahagonny, mon agonie
Enfer sur Terre
J’y trouverai ma mort
Dans le grand incendie
Qui détruira Mahagonny

d’après « Grandeur et Décadence de la ville de Mahagonny » de B. Brecht

Je ne sais pas pourquoi

Galerie

Cette galerie contient 8 photos.

Je ne pense plus au corps je l’attend …de toutes mes pores, de mon désir de bois chaque matin et souvent plusieurs fois dans la journée.. gonflé, dur, j’ attend… en vain j’ai peur… mais surtout, chut!! ne rien dire … Lire la suite

Le vent ce soir…

Le vent me ramène toujours les soirs vaporeux d’éther bon marché, à la sensation familière maudite et pourtant si collante de ma vérité profonde. Toujours ainsi mes secrets se gardent et se perpétuent de moi à moi dans une horrible et gerbante sarabande infernale. Moi et moi, moi et moi , moi et cette peine cette douleur qui toujours revient les soirs de lune froide, d’alcool abondant et de fleur de peau chimiquement perturbée. Qui pour entrer la dedans ? Qui pour faire le ménage en caressant les cicatrices dans le sens ou ça passe bien… Qui pour écouter magnanime, patient, de l’amour plein les yeux, de la compassion plein les mains, sans rien d’autre que la présence rassurante de quelqu’un pour un soir qui écoute comprend et puis c’est tout, ou plus si affinité. Tourner autour s’en échapper, et puis toujours y revenir, inexorablement à ce sentiment. Ce sentiment d’injustice que rien ne touche sauf quelques chansons quelques mots bien tournés… Un jour ou un soir enfant, j’ai ressenti de plein fouet à jamais une douleur à l’intérieur, un désespoir infini, une solitude éternelle et je ne sais plus pourquoi, quand, en quelle occasion, mais je le sais c’est arrivé, et encore aujourd’hui 40 ans plus tard j’en pleure encore. Je ne sais pas, je ne me souviens plus mais ça fait mal et ça me pourrit la vie sans cesse… Le vent ce soir me caresse de son éther bon marché.

crever la bêtise

crever, crever la bête, crever la bêtise
faire taire ce chien galeux de banlieue
cet esclave du bitume qui se prend pour un dieu
moi je suis nomade, je n’ai pas de terre,
pas d’attache, ni père ni mère
je suis folle
mais libre, libre d’être folle
libre comme l’air
mon fouet claque sur sa peau comme mes mots
je marque à vif sa bêtise et ses propos
mon fouet claque comme ses mots dans ma tête
sur sa peau je me venge, je marque la bête
la bêtise doit crever comme l’abcès
je soulage ma douleur dans l’excès

Pornographe

Pornographe

Un sexe d’homme
dur, tendu,
courbé comme une banane
ou droit comme une matraque.
Un sexe d’homme
érigé vers le ciel,
comme un building, comme un gratte-ciel.
Un sexe d’homme,
lance guerrière,
au garde à vous et fière comme un militaire.
Un sexe d’homme,
gonflé par la vie,
chaud bouillant comme un volcan,
comme un geyser plein d’envie.
Un sexe d’homme,
lisse, doux, dans une main caressante.
Un sexe d’homme
nappé de miel :
sucre d’orge dans une bouche gourmande…

… J’écoute la musique du désir sur un vieux pornographe