Ses yeux

Être dans ses yeux

Vivre dans ses yeux… être quelqu’un de bien dans ses yeux, se sentir beau, immense, profondément magique, juste par son regard, son mystère, pour une fois ou deux ou à peine plus que l’éternité, être son amour, son ami, ou juste son chien. Ce regard qui nous fait nous sentir quelqu’un de privilégié, et l’hiver ne mord plus, la souffrance est belle, rien ne peux nous fléchir, on ne fait qu’un avec la sérénité, on nage naïvement dans le plus pur des bonheur… rien qu’une fois… oublier la décousure quand elle se détournera, parce qu’elle se détournera.

Laid arrive…

Du sommet de leurs crânes aux plus profond de leur dérive, ceux qui ne le savent pas encore vont se percuter, se couper le souffle, se déchirer et peut-être enfin trouver le levier de leurs vies obscures, perdues entre plusieurs avants et d’innombrables après, et d’immenses et folles prairies de « ouii!!!! »…

Paul Valery – Corona et Coronilla. Poèmes à Jean Voilier

Ô chaude image qui me tente…
Tais-toi, Cervelle… Et toi, ma main
Ne vas pas, par le bas chemin
Manœuvrer à tromper l’attente…

Ne pense plus… Ne touche point:
Une amante n’est pas un poing
Qui donne la vie avec rage…

Ô comment vaincre cet émoi
Et ne pas déchainer l’orage
Qui grossit et monte de moi?

pensées esperanza-nauséeuses

La ligne entre le rire et les larmes
est si fine si fragile si belle
Je traverse sans regarder sans âme
Et me rince de douceurs virtuelles

Mes rêves s’entrechoquent,
Oh ma guenille le présent n’existe plus
1 pas en avant et 2 baffes en arrière
et je colle à ma face un sourire de métal

Oh comptez sur moi pas de problèmes
Toujours mes épaules emporteront
Toute la joie la chaleur et l’amour même
Autour de moi et collés à vos fronts

Personne pour quelqu’un – Starshooter

dans les os de la tête ça s’entête et ça bout
ça peut bien tuer net puisque ça pousse à bout
des tam-tams tonnent, mes neurones bastonnent
personne pour les calmer, juste mes mains, juste mes pieds

car dans les grands ensembles,
bien plus grands qu’ils ne semblent
à l’heure des réverbères quand les télés s’éclairent
essaie de chercher quelqu’un à qui tout dire
y’a que des chats que des chiens
jamais personne pour quelqu’un !
personne pour quelqu’un

le téléphone ne sonne jamais après 10 heures
par le juda j’espionne les retours d’ascenseur
haaaa.. des films de cul pour mon 4 heures
des filles de rue pour mon ardeur

ici pas de vaudou pour faire sortir la bête
qui m’enserre le cou qui m’enterre la tête
j’essaie de chercher quelqu’un à qui le dire
y’a que des chats que des chiens
jamais personne pour quelqu’un !
personne pour quelqu’un

quelqu’un à regarder, quelqu’un à qui parler
même quelconque, plutôt quelqu’une
même con comme la lune
je me fous des lacunes, je cherche.. quelqu’un !

httpvhd://youtu.be/SCuE16rUSTI

Du bas de nos corps

Petit à petit je m’ immisce
Entre ta vertu et tes vices
du bas de nos corps on se hisse
La suite sera après dans les coulisses
Nos bouches sur nos peau lisses

A l’heure ou commencent les doux supplices
Enfin se dessine un calice
Qui dégouline entre tes cuisses
Et mon imagination doucement tisse
Des toiles de Matisses
Un peu portées sur tes orifices

Je suis la caméra de nos ébats
Mais je ne filme pas quand je te vois
T’en aller sur un trois mats
Vers tes iles la bas
Ou jamais il ne fait froid

vide, hors durée

Je suis vide,
en moi ne résonne que le vide
Je suis sec,
en mon coeur ça craquelle sec
Je suis las
L’électricité n’est plus là
Je suis mort,
Tombé dans la neige, Matamore
C’est trop con
C’était pourtant assez pour toi gros con
C’est si lourd,
De porter sa connerie comme du velour
C’est la fin,
Que t’attendais, les genoux dans les mains
C’est ça! non?
Que t’as écrit un jour « la mort d’un con »

faut que j’ m’arrache


ça fait des heures que je poirote
sur ce quai d’ gare la gueule en vrac

ça fait des heures que j’attends l’ train
les nerfs à bloc je ronge mon frein

faut que j’ m’arrache
de cette ville fantôme
couper l’ cordon
qui me rattache à ma vie d’ môme

ça fait des heures que j’ broie du noir
les yeux noyés dans cette canette
ça fait des heures que j’essaie d’ voir
mon avenir en me prenant la tête

faut que j’ m’arrache
de cet endroit qui pue la pisse
faut que j’ m’arrache
de ce trou, je sens les prémices

des promesses nauséabondes
la grande kermesse des pantins et leur petit monde !

ça fait des heures que je poirote
ça fait des heures que j’ broie du noir
la gueule en vrac, les nerfs à bloc
je ronge mon frein sur ce quai d’ gare

faut que j’ m’arrache
fini de jouer, fini d’ rêver
les temps sont durs
mais c’est pas une fatalité

y a surement quelque part
un endroit doux, un endroit chaud
où je pourrais renouer le lien
avec l’enfance, ça serait bien !

faut que j’ m’arrache (X fois)