La marcheuse

Elle marche, elle marche et marche encore
Le jour, la nuit, pendant des heures,
Printemps, été, automne, hiver
Comme un Bédouin dans le désert
Elle marche, elle marche, toujours elle marche
Dans le froid, sous la pluie
Sous le soleil, sous les étoiles
Elle use le goudron sous ses talons
Aux Jeux Olympiques, elle les battrait tous,
Ces marcheurs sur longue distance
Car elle a de l’endurance et de l’expérience

La péripatéticienne fait le tour des ruelles
Et des questions sexuelles
Putain, maitresse, amante, psy et mère,
Elle est tout à la fois, selon les heures
Dominante, dominée, baisante ou baisée,
C’est au choix selon l’humeur
Désirée, insultée, embarquée, condamnée
Et cognée parfois, selon l’interlocuteur

Et elle marche toujours,
La nuit comme le jour
Elle arpente les grands boulevards,
Elle fréquente les maréchaux
Droite et fière
Comme une marche militaire
Mais le son de ses talons
Meurt dans le bruit des autos
Son corps est Son hameçon
Et elle attend le poisson
Un mulet ou un thon
Qu’importe s’il a des ronds

La péripatéticienne fait le tour des ruelles
Et des questions sexuelles
Putain, maitresse, amante, psy et mère,
Elle est tout à la fois, selon les heures
Dominante, dominée, baisante ou baisée,
C’est au choix selon l’humeur
Désirée, insultée, embarquée, condamnée
Et cognée parfois, selon l’interlocuteur

Elle marche, elle marche, encore et toujours
Elle en a fait des kilomètres, des allers-retours
Des dizaines, mêmes des centaines,

La péripatéticienne fait le tour des ruelles
Et des questions sexuelles
Putain, maitresse, amante, psy et mère,
Elle est tout à la fois, selon les heures
Dominante, dominée, baisante ou baisée,
C’est au choix selon l’humeur
Désirée, insultée, embarquée, condamnée
Et cognée parfois, selon l’interlocuteur

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