passent les comètes

Ignorance, incertitude, vertige immonde de ces mots damnés
Pour rien moins que la survie de ma vieille folie, je repousse avec désespoir
Les simulacres, les doutes profonds, la vérité, le quotidien d’une vie rêvée
Un rêve à tant de niveaux que j’en perd le fil, quel était donc le premier…
Celui si froid des enjeux, des obligations, des responsabilités, des concessions
Celui si doux de la paternité,  projection de soi vers mes plusieurs, qu’on me dit erreur
Celui d’un amour si construit qu’il me perd dans ses couloirs, et se joue de mon désir
Celui des peurs infâmes, honteuses morsures indélébiles qui me ruinent et ne me lâchent
Celui si chaud des corps qui passent, et que je pétris chaque nuit, de celle ci…
Celui d’un cœur si grand qu’il rebondit tout le temps comme une balle molle dans le vent

ame tourmentee

La réalité pour moi commence quand toutes les autres s’arrêtent, c’est à dire jamais.
Et pourtant, passent des comètes, des douches d’une eau chaude et apaisantes, qui me lave de mes eaux troubles, de mes tortures, je les vois passer mais je n’ai ni le courage ni la force de les retenir. Passent les taxi sidéraux… Je déprime grave. Mais c’est la condition à remplir dans mon contrat moral, celui qui me pousse à assumer mon rôle. Tous mes rôles, vis à vis de mes proches… Je m’y accroche comme un homme à la mer s’accroche à un bout de bois. Et puis résonne en moi de plus en plus l’envie de lâcher le bout de bois et me laisser dériver vers l’île de mes rêves ou sommeille encore un peu peut-être le trésor qui m’obsède. M’attendra t’ il? J’ai peur. Tout en sachant que ma peur me tue lentement. Je rajoute un niveau à ce rêve, celui plein d’espoir caressant, de me réveiller un matin dans un endroit inconnu, débarrassé à jamais de mes visites nocturnes, de mes possibles, libre, nu, dans les bras d’un arbre, sur une herbe tendre, sous la pluie, nu. Amnésique, muet, offrant mon corps aux étoiles, devenir Laid et ne plus m’occuper que de ce pour quoi je suis fait. Sauver le monde. Ma schizophrénie s’aggrave… ou bien est-ce ma camisole qui se détache doucement…

Laid… Johanna

Yopla!

Voici la sixième partie de Laid, Fendeur solitaire… qui voit l’apparition enfin d’une femme Johanna Kallas. Scientifique surdouée elle est intriguée par certaines choses qui se passent dans le ciel, et par la modification du comportement humain…

Le chapitre s’appelle Johanna et vous pouvez le lire sur la page Laid Fendeur solitaire…Johanna.

Bonne lecture et à bientôt

Rien ne sait

Paroles de rien, de rien, de rien
Car rien ne peut, rien ne sait
Rien ne dit ce que j’aime
Rien ne sait ce que je n’oublie pas
rien ou plutôt nul, nul à chier
Nul ne sait qui oserait mettre
Des mots sur un océan vide
Des lèvres folles remplies
D’une tempête de mélancolie
Qui souvent me plaque
contre la paroi intérieure de mes yeux
alors glissante d’humidité
Et éclate mon cœur en milliers
de fleurs écarlates

Mastications mentales du début d’automne

Il est à prévoir, une aggravation de la dépression, en début d’automne. Les anticyclones tant désirés passent et repassent dans le vue-mètre mais à aucun moment, il n’y a d’occasion de les coincer pour se faire réchauffer et par la même occasion participer au réchauffement local d’une intimité rêvée… Alors me direz vous, il y a l’air marin qui toujours devant nous appelle et qui peut grâce à sa salinité insidieuse, ronger et peut-être faire se fendre l’ivoire du carcan porté comme une seconde peau depuis si longtemps… Mais ce n’es qu’une sensation passagère… Rien de concret rien qui tient dans la main qui glisse entre les lèvres qui agrippe à mes hanches. Et mes yeux de se fermer pour ne plus souffrir un seul instant sans pouvoir se délecter du spectacle rêvé… entrevu, deviné effleuré…
Le présent s’étiole pour n’être plus que le support d’un délire sans fin. Du soir au matin et du matin au soir, tout n’est que fantasmes absolus, et visions persistantes de ton corps, gout sur les lèvres de ta peau. Goutte dans ton cou vers mon ventre. De mon sexe dans ton sexe et de ma main sur tes fesses. La dépression veille…je suis là tout va bien… reste au creux de moi.deprime solitude fantasme Ne vas pas la ou tu risquerais de te brûler, voire même ressentir autre chose que la ouate climatisée de tes jours.

Oser, enfin oser. Le faire, ou le dire. Mais oser, et vaincre sa peur:

« Je ne connaîtrai pas la peur car la peur tue l’esprit. La peur est la petite mort qui conduit à l’oblitération totale. J’affronterai ma peur. Je lui permettrai de passer sur moi, au travers de moi. Et lorsqu’elle sera passée, je tournerai mon œil intérieur sur son chemin. Et là où elle sera passée, il n’y aura plus rien. Rien que moi. »

Oh chimères…